Maroc : cinq raisons de faire durer l’été à Taghazout, la station balnéaire qui a le vent en poupe

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imagetMaroc : cinq raisons de faire durer l’été à Taghazout, la station balnéaire qui a le vent en poupe Par Anne-Claire Delorme Publié hier à 08:00 , Mis à jour à l’instant De refuge de hippie à station balnéaire new look, Taghazout a bien évolué.En témoigne l’intérêt des chaînes hôtelières comme Fairmont ou Hyatt, qui viennent de s’y implanter.Adobe Stock / jzajic Du soleil à gogo, des vagues taillées pour la glisse et un arrière-pays fertile en balades nature… À 40 mn d’Agadir, Taghazout vit à l’heure d’été tout l’hiver.On y prend un bain d’oxygène au fil de spots bohème chic mixant surf, yoga et détente absolue.

Longtemps, Taghazout (prononcez tarazout) est resté un secret bien gardé, refuge de hippies pionniers de la slow life et de surfeurs en quête de la vague parfaite au Maroc .Depuis, le paysage a évolué autour de ce petit village de pêcheurs à 40 mn au nord d’Agadir.Sur la longue baie qui s’étire un peu plus loin, une station balnéaire nouvelle génération émerge, accrochant les étoiles de grandes enseignes comme Fairmont, le dernier-né cet été, Hyatt ou Radisson Blu et un golf 18 trous perché sur l’océan.

Taghazout n’en a pas perdu son âme bohème pour autant.Ici, planches de surf et barques bleues des pêcheurs se partagent l’océan et la garde-robe du moment mêle djellabas et combis.Creuset de cultures où souffle un esprit zen, sa micro-médina et ses environs sont devenus un repaire de boutiques hôtels, surf-camps, shalas et petits restos ethno-chic attirant surfeurs, yogis et tous ceux qui rêvent de déconnecter au rythme de la nature.

Voici cinq pistes pour faire le plein d’oxygène entre océan et montagne berbère.

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Surfer sur des vagues de classe mondiale Taghazout compte une bonne quinzaine de spots pour tous les niveaux.ONMT L’hiver, à Anchor Point, la houle de l’Atlantique façonne des vagues infinies déployant des gerbes d’écumes.Le rêve pour les surfeurs confirmés ! En 2020, des champions de tous les océans sont venus se frotter à ses déferlantes de classe mondiale.Pour la première fois, la baie de Taghazout était l’une des étapes clef de la World Surf League.

Pourtant, nul besoin d’être un rider patenté pour glisser sur les rubans bleus qui s’enroulent sur fond de sable doré et de rochers ocre.Une bonne quinzaine de spots pour tous niveaux festonnent la côte de part et d’autre du village, distillant leurs drôles de patronymes : Hash Point ou Banana Point pour les degrés intermédiaires, Killer Point ou Boiler Point en alternative à Anchor Point.

Au km 14, Devil’s rock, le fameux rocher du Diable, n’est pas si terrible que son nom le laisse penser : le spot est taillé pour les débutants.On y mouille ses premières combis dans le sillage de Ramzi Boukhiam.C’est là que le premier surfeur marocain qualifié pour des JO (il a été éliminé en 8 e de finale à Tokyo cette année) a fait ses débuts à l’âge de neuf ans.Un sujet de fierté évidemment : son portrait géant s’étale sur un mur du village.

Notre conseil On opte pour une structure certifiée « welcome safely » par le gouvernement (certification COVID) employant des instructeurs qualifiés ISA niveau 2.

Déconnecter au rythme du yoga On enchaîne les postures face à l’océan.Maxime van Passel Surf et yoga, c’est le combo gagnant à Taghazout.

On y croise autant de surfeurs la planche sous le bras que de yogis munis de leurs tapis.« Tout le côté étirements, ouverture du corps et de l’esprit se combine parfaitement avec la pratique du surf » souligne Pauline, prof de yoga dans la région depuis trois ans et fondatrice d’Amazigh Hikes and Yoga.

Question good vibes, le décor y est aussi pour beaucoup.À l’aube, rooftops et plages se constellent de taches multicolores : apprentis et maîtres yogis enchaînent les postures face à l’océan.Vinyasa en mode dynamique, nidra axé sur la relaxation ou pranayama basé sur la respiration, yoga réparateur ou yoga du rire, on peut explorer les arcanes de la discipline avec des retraites surf & yoga, 100% yoga mais aussi des cours dispensés dans les shalas qui essaiment sur les toits, en bord de plage ou en pleine nature dans l’arrière-pays entre arganiers et bananeraies.

Où réserver ? La plupart des structures ont la double casquette, surf et yoga comme Surf Maroc qui propose des séjours 100% surf, des retraites yoga à la Villa Mandala, des combinés mais aussi des cours ponctuels de yoga (12 euros l’heure) ou de surf (34 euros les 2 heures.

Voir aussi World Of Waves, à la fois surf house et boutique-hôtel et pour le yoga uniquement, Kalananda Yoga Studio et son shala dans un jardin en permaculture à Tamraght (12 euros l’heure).

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Farnienter sur les plages dorées Taghazout est un peu la capitale de la slow life au Maroc.ONMT D’Aourir à 12 km au sud à Tamri, 43 km plus au nord, la route côtière fait son show : falaises qui se jettent dans l’océan, guirlandes de sable blond, criques discrètes enchâssées dans la roche.Autour de Taghazout, chacun peut trouver sa plage en fonction de son humeur.

Au cœur du village, on prend le tempo de la vie locale : ici on pratique la slow life depuis la nuit des temps.À marée basse, la grève se transforme parfois en terrain de jeu.Touristes et jeunes du village disputent parties de foot ou de volley-ball.Les amateurs de farniente opteront plutôt pour les longues plages de sable, comme celle d’Imi Ouadar surnommée Paradis Plage par les locaux ou bien la baie où se déploie la nouvelle station balnéaire.Si on se sent une âme d’explorateur, on peut aussi s’évader vers la plage de Tamri, oasis tropicale où s’épanouissent les bananiers.

Au menu : barboter dans les petites piscines d’eau de mer créées par la marée au creux des roches rouges ou grimper sur la grande dune blanche.Le soir, peu importe le coin de sable choisi, on guette le coucher de soleil sur l’océan : ciel orangé, nuages roses, et si on voyait le rayon vert ?

Notre conseil Un tour en dromadaire sur la plage, au coucher du soleil de préférence.

En famille c’est un must !

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Prendre un bain de nature (et de culture) dans la vallée du Paradis On chemine entre thuyas, buissons d’herbes aromatiques et euphorbes sur les sentiers escarpés qui entaillent la montagne.Adobe Stock / sewu Avec un nom aussi idyllique, mieux vaut tenir ses promesses ! Le paradis est bien au bout des chaussures de randonnée à condition de délaisser les chemins classiques parfois surfréquentés, pour des itinéraires hors piste en compagnie d’un guide local.Chapeau sur la tête, gourde en bandoulière, on chemine avec Youssef entre thuyas, buissons d’herbes aromatiques et euphorbes sur les sentiers escarpés qui entaillent la montagne.

Au bout, voici l’Eden, grandiose façon décor de western.De grandes parois rocheuses ocre et tout en bas une rivière avec oasis de palmiers, jardins irrigués et bassins d’eau claire où l’on s’arrête pour tisser quelques brasses.

Au passage, la flore locale révèle ses secrets : pour les habitants des villages berbères, la montagne est à la fois l’armoire à pharmacie et le garde-manger.Ils y puisent thym pour les tisanes, absinthe pour le thé et la fameuse noix d’argan.La région est le fief de l’arganier, endémique au sud-ouest marocain, arbre tutélaire et arbre à tout faire : repousser le désert avec ses racines, chauffer avec son bois, hydrater la peau avec son huile et nourrir avec ses amandons.« Amlou », le Nutella berbère à base d’amandes et d’huile d’argan, pain « tafernout » cuit dans un four traditionnel à tremper dans l’huile d’argan ou l’huile d’olive, biscuits maison et thé marocain : on les goûte sous toutes leurs formes le temps d’une pause gourmande dans une famille d’un village berbère.

Où réserver ? Amazigh Hikes and Yoga.Pauline, prof de yoga et son mari Youssef, originaire de Tamraght, proposent des randos accompagnées de trois et cinq heures hors des sentiers battus avec découverte de la flore, de la culture berbère et déjeuner chez l’habitant.À partir de 40 €/adulte, 20 €/enfant la rando famille, 50 €/personne la balade de cinq heures.

Tél.

: + 212 6 82 58 73 17.

amazighhikeandyoga.wordpress.com/ @amazighhikeandyoga

Partir en mini-safari dans le parc naturel de Souss-Massa Au programme, autruches à cou rouge, gazelles de Dorcas, antilopes Addax ou oryx, et parfois des espèces plus communes comme les sangliers, les lièvres ou les rapaces.Adobe Stock / Monique Pouzet Plus de 30.000 hectares de falaises côtières, de dunes littorales et de steppes plantées d’épineux évoquant des paysages de savane.Aux portes d’Agadir, le parc national de Souss-Massa est une pépite pour les fous de nature.À sa lisière, deux réserves animalières, l’une de 2000 hectares, l’autre de 1200, ont été créées pour la réintroduction d’espèces sahariennes.On peut en visiter une petite partie à pied en suivant un circuit aménagé de 3 km ou façon mini-safari avec sa voiture personnelle et un guide mis à disposition par la coopérative locale.Dernière possibilité, avec un 4 x 4 et chauffeur-guide à réserver auprès d’une agence de voyages.

Dans tous les cas, le spectacle est garanti : on y voit autruches à cou rouge, gazelles de Dorcas, antilopes Addax ou oryx, et parfois des espèces plus communes comme les sangliers, les lièvres ou les rapaces.

Car le parc de Souss-Massa est aussi un fabuleux poste d’observation pour les passionnés d’ornithologie.Le long de ses 65 km de côtes et autour de l’embouchure de l’oued Massa, plus de 260 espèces d’oiseaux, soit les deux tiers de l’avifaune du Maroc, s’y retrouvent au fil des cycles migratoires.Certaines font partie du paysage comme l’ibis chauve, dont les dernières populations au monde nichent dans les falaises du littoral, et les flamants roses dont les reflets pimentent le bleu de la lagune.

En pratique Les circuits dans les deux réserves animalières peuvent être organisés via les agences de voyages locales (en 4 x4) ou une coopérative locale.

Visite guidée du sentier pédestre (6,6 €/adulte, environ 2 € pour les enfants de moins de 12 ans), 14 €/personne en voiture personnelle.Tél.: + 212 6 26 27 06 75 (Mohammed).

Balades ornithologiques de 2 heures (19 € de 2 à 4 personnes), d’une demi-journée (24 €) ou d’une journée (38 €).Tél.: + 212 6 71 44 18 60 (Ibrahim).

VOIR LE DOSSIER – Maroc, le guide de voyage du Figaro.

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